Dormir avec son chien ne gâche pas le sommeil, selon une étude… mais c’est souvent nous qui réveillons le chien

Husky endormi sur un plaid au pied d’un lit

Laisser son chien dormir dans la chambre, voire dans le lit, est souvent accusé de nuire au sommeil. Une équipe de l’université de Toronto a mesuré les nuits de maîtres et de leurs chiens pendant un mois. Résultat : la présence du chien ne change pas la durée ni la qualité du sommeil mesurées. Et quand l’un réveille l’autre, c’est plus souvent l’humain.

Ce qui s’est passé

Des chercheurs du département d’anthropologie de l’université de Toronto (Canada) ont publié le 7 octobre 2026 dans la revue scientifique PLOS ONE une étude intitulée « Who is disrupting whom? » (« Qui dérange qui ? »). Elle a été reprise ces derniers jours par la presse nord-américaine, puis française.

Ce que l’on sait

L’étude a suivi 25 propriétaires et 38 chiens (des huskies et des malamutes) en Ontario, pendant environ quatre semaines. Humains et chiens portaient le même petit capteur d’activité : au poignet pour les uns, au collier pour les autres. Les chercheurs ont analysé 777 nuits de sommeil humain et plus de 1 000 nuits de chiens, complétées par un questionnaire sur la qualité du sommeil.

Les principaux résultats :

  • dormir avec son chien, ou le laisser dormir dans la chambre, ne change pas la durée ni l’efficacité du sommeil mesurées par le capteur ;
  • les personnes qui ont plusieurs chiens se disent un peu plus mal dormir, sans que les mesures le confirment nettement ;
  • les mouvements nocturnes des humains et des chiens sont liés : quand l’un bouge, l’autre suit souvent. Dans les cas où un ordre se dessine, c’est l’humain qui bouge en premier deux fois et demie plus souvent que le chien.

Les limites sont réelles, et les auteurs les détaillent : petit échantillon, très majoritairement féminin, une seule région, deux races nordiques seulement, et des données recueillies en 2021, pendant les confinements. Le capteur enregistre des mouvements, pas leur cause. On ne peut donc pas généraliser à tous les chiens, en particulier aux petits chiens qui changent souvent de place ou aux races qui ronflent fort.

Ce que cela change pour un propriétaire

Si votre chien dort près de vous et que vous vous sentez reposé, rien ne vous oblige à changer. Quelques repères pour des nuits sereines, pour vous comme pour lui :

  1. Offrez-lui son propre couchage dans la chambre, même s’il dort parfois avec vous : il doit pouvoir s’isoler.
  2. Gardez des horaires réguliers : dernière sortie, coucher et réveil à peu près aux mêmes heures.
  3. Méfiez-vous des races qui ronflent (bouledogue, carlin…) : des ronflements très forts ou des pauses respiratoires méritent un avis vétérinaire.
  4. Pour un chiot, la chambre peut rassurer les premières nuits, mais posez des règles claires dès le départ (lit ou panier).
  5. Si vous dormez mal, testez une ou deux semaines avec le chien dans son panier : c’est le meilleur moyen de savoir ce qui vous convient.

👉 À lire aussi : Accueillir un chiot : le guide des 3 premiers mois (sommeil et pleurs des premières nuits)

Sources

  • Li M. F., Nagendran L., Kiru C., Schroeder L., Samson D. R., « Who is disrupting whom? Examining the nighttime activity patterns of humans and their dogs », PLOS ONE, 7 octobre 2026 — lien
  • Wamiz, « Dormir avec son chien nuit-il à notre sommeil ? Une étude démonte les idées reçues », 22 octobre 2026 — lien

Article signé Ariane Bouchart, nom de plume de la rédaction d’Anilov. Préparé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis entièrement relu, vérifié et validé par un rédacteur avant publication. Publié sous la responsabilité éditoriale de BRIEF INVEST. Signalez-nous toute erreur via le formulaire de contact.

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