Trafic de teckels nains jugé à Évry : les bons réflexes pour ne pas acheter un chiot issu d’un trafic

Chiot teckel nain assis sur un plaid dans un salon lumineux

Plus de 300 teckels nains, des propriétaires fictifs et des chiots revendus environ 1 200 euros sur des sites d’annonces : un trafic présumé a été jugé le 21 octobre 2026 par le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes (Essonne). Parmi les prévenus figure un vétérinaire retraité, accusé d’avoir donné une apparence légale aux chiots. La décision sera rendue le 9 décembre. Pour les familles qui cherchent un chiot, cette affaire rappelle quelques vérifications simples.

Ce qui s’est passé

Trois personnes ont comparu le 21 octobre devant le tribunal correctionnel d’Évry-Courcouronnes : deux femmes soupçonnées d’avoir acheté des chiots, notamment en Roumanie, puis de les avoir revendus sur des sites d’annonces, et un vétérinaire retraité de 70 ans, poursuivi pour escroquerie en bande organisée. Selon Le Point Vétérinaire, plus de 300 teckels ont été identifiés (pucés) sous son nom avec des informations erronées ou fictives sur leurs propriétaires, leur âge ou leur généalogie. L’Ordre des vétérinaires et huit associations de protection animale se sont constitués parties civiles.

Ce que l’on sait

  • Les conditions de détention décrites par les enquêteurs sont sévères : huit chiots dans une cage de jardin sans abri en décembre 2025, une trentaine de teckels dans de petits enclos sans ombre pendant la canicule de juin 2026.
  • Les réquisitions : quatre ans de prison dont un an ferme et 50 000 euros d’amende contre la principale prévenue ; un an avec sursis et 7 000 euros contre la seconde ; deux ans avec sursis, 5 000 euros d’amende et la confiscation des sommes saisies contre le vétérinaire.
  • La défense du vétérinaire : il affirme avoir fait son travail et n’avoir aucun moyen de vérifier l’identité des personnes qui lui amenaient les chiots. Les prévenus sont présumés innocents jusqu’à la décision du tribunal, attendue le 9 décembre 2026.
  • Ce que l’on ne sait pas : le nombre exact de familles concernées et l’état de santé des chiots vendus.

Ce que cela change pour vous : 6 réflexes avant d’acheter un chiot

  1. Lisez l’annonce de près. Une annonce de vente doit indiquer le numéro SIRET de l’éleveur et le numéro d’identification du chiot ou de sa mère. Une annonce imprécise ou anonyme doit vous alerter.
  2. Voyez le chiot avec sa mère. C’est, selon le ministère de l’Agriculture, « la meilleure garantie contre le trafic ». Méfiez-vous d’une remise sur un parking ou d’une livraison à domicile sans visite.
  3. Vérifiez l’âge et l’identification. Un chiot ne peut pas être cédé avant 8 semaines, et il doit être identifié (puce ou tatouage) avant la cession.
  4. Exigez les documents. Une attestation de cession, un document d’information sur les besoins de l’animal et un certificat vétérinaire doivent vous être remis.
  5. Le certificat d’engagement compte. Depuis le 1er octobre 2022, l’acheteur d’un chien, d’un chat, d’un furet ou d’un lapin signe un certificat d’engagement et de connaissance au moins 7 jours avant l’arrivée de l’animal. Un vendeur qui propose de « sauter » ce délai ne respecte pas la loi.
  6. Pensez au refuge. Des milliers de chiens y attendent une famille, avec un suivi et des conseils.

👉 À lire aussi : Accueillir un chiot : le guide des 3 premiers mois

Si vous pensez avoir acheté un chiot issu d’un trafic, montrez-le rapidement à un vétérinaire, gardez l’annonce, les échanges et les documents, et signalez la situation à la direction départementale de la protection des populations (DDPP) de votre département.

Sources

  • Le Point Vétérinaire, « Un vétérinaire poursuivi pour escroquerie dans le cadre d’un trafic de teckels », 23 octobre 2026 — lien
  • La Semaine de l’Île-de-France (mesinfos.fr), « Trafic de teckels nains en Essonne : de la prison ferme requise », 22 octobre 2026 — lien
  • Ministère de l’Agriculture, « Ce qu’il faut savoir avant d’acquérir ou d’offrir un animal de compagnie » — lien
  • Direction générale de l’alimentation, instruction technique DGAL/SDSBEA/2022-835 du 14 novembre 2022, « Certificat d’engagement et de connaissance » — lien
  • Code rural et de la pêche maritime, article L214-8.

Article signé Ariane Bouchart, nom de plume de la rédaction d’Anilov. Préparé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, puis entièrement relu, vérifié et validé par un rédacteur avant publication. Publié sous la responsabilité éditoriale de BRIEF INVEST. Signalez-nous toute erreur via le formulaire de contact.

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